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TL;DR
Pour aider Yoopala (garde d'enfant) a toucher les cibles étudiantes pendant l’été, le studio créatif de Coudac n’a pas créé une pub qui ressemble à une pub.
Le format reprend point par point les codes d'un podcast que la cible écoute déjà : le ton, les intonations, la mise en scène, la conversation entre copines.
Résultat, une vidéo qui capte l'attention parce qu'elle ressemble à ce que la cible consomme spontanément, et non à une marque qui essaie de vendre.
Bonus : produite en interne, en partie générée par IA, sans frais de tournage ni d'UGC.
La leçon : arrêtez d'inventer votre propre langage publicitaire, empruntez celui que votre audience parle déjà.
Personne n'a envie de regarder votre pub
Commençons par la vérité qui fâche.
Votre cible ne se connecte pas à Instagram ou TikTok pour voir vos publicités.
Elle y va pour voir ce qu'elle aime : des créateurs, des formats, des codes qu'elle reconnaît et qu'elle a choisis.
Votre pub, elle, est une intruse. Au mieux tolérée, au pire scrollée en une demi-seconde.
La plupart des marques répondent à ce problème de la pire des façons : en criant plus fort. Plus de logo, plus de promesse, plus de « découvrez vite ».
Il existe une autre voie, et c’est celle que nous avons choisi pour Yoopala. Au lieu d'imposer notre langage à la cible, on emprunte le sien.
Le cas : un format podcast pour parler aux étudiantes
Yoopala, c'est de la garde d'enfants : pour l’été, la marque cherche à recruter des étudiantes pour des jobs à la rentrée.
Problème de timing : en plein été, ces étudiantes n'ont pas encore leur planning de la rentrée, donc elles ne veulent pas s'engager. Si on les pousse trop frontalement vers l'inscription, on se heurte à un mur.
La cible est par ailleurs convoitée : Yoopala est en concurrence avec tous les jobs étudiants classiques, la restauration en tête.
Il fallait donc une accroche qui résonne vraiment avec elles, pas un énième « gagne de l'argent ».
Notre idée : reprendre les codes d'un podcast très écouté par cette cible précise, « Entre Meufs ». Dans ce podcast, des copines parlent de leurs galères, de leurs histoires, sur un ton complice. Sur les réseaux sociaux, ils diffusent des extraits dans un format illustré.
Le format publicitaire reprend exactement ce registre : une conversation entre deux amies, l'une raconte sa galère de fin d'été (moins de 12 euros sur le compte début juillet, les potes qui partent en festival), l'autre lui parle de la solution qui l'a sauvée.
Mêmes intonations, même énergie, même façon de se parler.
Le spectateur ne voit plus une pub. Il voit un contenu qui ressemble trait pour trait à ce qu'il écoute déjà.
Pourquoi ça marche : la reconnaissance avant la persuasion
Le mécanisme est simple et puissant. Avant même de comprendre le message, la cible reconnaît le format. Et cette reconnaissance fait deux choses.
- Elle baisse la garde.
Elle ne se dit plus « on essaie de me vendre un truc », elle se dit « ah, ce format que je connais ».
La défiance naturelle face à la pub s'efface, parce que le cerveau a classé le contenu dans la mauvaise case, celle du divertissement plutôt que celle de la réclame. - Elle crée une proximité immédiate.
Quand vous parlez exactement comme les contenus que votre cible aime, vous envoyez un signal : « je suis des vôtres, je connais vos références ».
Une marque qui maîtrise les codes paraît légitime : c’est une forme de preuve sociale.
La qualité d'exécution ici se trouve dans les détails et la fidélité au format « podcast illustré » que la cible connaît déjà :
- reprendre les intonations exactes du podcast original,
- le rythme de la conversation,
- le style de visuels.
C'est ce niveau de fidélité aux codes qui fait la différence entre un pastiche bancal qui sonne faux et un format qui résonne vraiment.
À moitié fait, l'effet s'inverse : rien ne sonne plus faux qu'une marque qui imite mal.
Le bonus que les annonceurs adorent : produit en interne, sans tournage
Détail qui compte pour votre budget : ce format n'a demandé ni frais d'UGC, ni tournage, ni casting de créateurs. Il a été produit en interne, en partie avec de l'IA pour le visuel, une voix posée par l'équipe, un habillage sonore en post-production.
C'est l'un des grands intérêts de ce type de format conversationnel : il se produit vite et il se décline facilement.
Là où une vidéo incarnée classique implique un tournage, des disponibilités, de la logistique, un format comme celui-ci se monte presque entièrement en interne.
Vous gagnez en vitesse pour alimenter les tests.
La réserve : où mettre la marque ?
Ce format a une faiblesse assumée : la marque y est citée très tard et de loin.
C'est cohérent avec son objectif, mais ça en fait un format de notoriété et de considération, pas de conversion directe.
Et c'est exactement là que ce genre de créa se fait mal juger.
Si vous attendez de cette vidéo un maximum d'inscriptions immédiates, vous serez déçu, et vous conclurez à tort qu'elle ne marche pas.
Le job de ce contenu, c'est que toutes les étudiantes entendent parler de Yoopala, en parlent autour d'elles, et que la marque trouve son audience de la façon la plus naturelle possible.
La conversion viendra certainement plus tard, avec des formats plus bas de tunnel.
D'ailleurs, le timing renforce la logique.
Comme les étudiantes ne veulent pas s'engager en plein été, autant ne pas les forcer à s'inscrire maintenant.
On travaille la considération, on les fait entrer dans l'univers de la marque, et une fois dans la base, on les réactive au bon moment. Le format colle au moment du parcours, pas seulement à la cible.
La condition pour que ça fonctionne : que ce soit aligné avec votre stratégie média et que l'objectif soit clair dès le départ. Un format haut de funnel se mesure en attention, en portée, en mémorisation.
Ce que vous devez en retirer
Avant de produire votre prochaine vidéo, posez-vous ces questions :
- Qu'est-ce que ma cible regarde déjà, spontanément, quand elle n'est pas sollicitée par une marque ?
- Quels créateurs, quels formats, quels podcasts, quels codes ?
Empruntez ces codes pour de vrai, jusque dans les détails d'intonation et de rythme. Un format qui ressemble à ce que la cible aime se scrolle dix fois moins vite qu'un format qui ressemble à une pub.
Mais soyez lucide sur ce que vous demandez à ce format. Mimer un contenu natif, c'est génial pour se faire connaître et entrer dans la conversation. Ce n'est pas fait pour arracher une conversion immédiate.
Mettez-le au service de la notoriété et de la considération, mesurez-le comme tel, et laissez d'autres créas faire le closing.
FAQ
Qu'est-ce que ça veut dire « parler la langue de sa cible » en publicité ?
Pourquoi imiter un format que la cible connaît capte-t-il mieux l'attention ?
Comment identifier les codes culturels de mon audience ?
Ce type de format peut-il être produit sans gros budget ?
Comment intégrer un format haut de funnel dans une stratégie d'acquisition ?
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